Par Chemins
J’ai parcouru d’est en ouest
Naïf au point de croire
Dans l’illusion d’un enfant
Que la terre où je suis né
Est ma même qu’ailleurs.
J’attendais en mon âme et mon corps,
J’attendais de ne plus être
Une pierre que l’on façonne, taille,modèle
Une lente mutation, austère solitude
Aux spirales de vertiges, déchirure,
Incertain voyage de la vie.
L’enfant dans sa frêle existence
Hérissé de sombres pleurs intérieurs
L’enfant docile et silencieux
Dans la dérive des souvenirs
Des illusions tenaces
Forgées par la douleur
De ses rêves nocturnes
Par les flots tourmentés.
Des mots simples se dénouent
En couleur, j’exprime. |